Le thé du Burundi a reçu sa certification en 2016

Le thé du Burundi

Ayant obtenu sa certification en 2016, un évènement qui est passé inaperçu, le thé du Burundi peut enfin être directement exporté vers n’importe quel pays du monde entier. Jusqu’à récemment, il a été parrainé par le Kenya, premier exportateur mondial de thé, qui possède des usines certifiées. Une sorte de parrainage par un intermédiaire qui entraînait une perte pour le Burundi qu’il va désormais récupérer.

 

Aujourd’hui, l’OTB espère récupérer les manques à gagner qu’elle a enregistrés, du temps où l’exportation devait passer par le Kenya. Il s’attend même à ce que les recettes explosent, car le marché ne sera plus limité. Lorsqu’on sait que le thé est le deuxième pourvoyeur de devises après le café, cette certification est une véritable aubaine pour le pays, car elle ouvre grandes les portes sur les débouchés internationaux. D’ailleurs depuis plusieurs années, la production du thé au Burundi est restée bonne tout en gagnant une hausse sur la production annuelle.

 

Afin d’obtenir cette certification, l’OTB (office du thé du Burundi) a dû travailler sur le conditionnement, et dans ce but, des usines ont été construites près de 5 plantations, situées dans les zones rurales d’Ijenda, Tora, Rwegura et Buhoro. Par ailleurs, la qualité du thé du Burundi s’est nettement améliorée. Le pays a enregistré une hausse de production allant de 10 000 à 12 000 tonnes, contre 6 000 tonnes en 2014. Ce qui est porteur d’espoir même si c’est encore peu par rapport à celle du Kenya (40 fois plus) ou du Burundi (4 à 5 fois plus).

 

L’action de l’OTB a payé, car avant cette certification, aucun des rapports annuels mondiaux, en l’occurrence celui du Cyclope, le principal institut de recherches européen sur les marchés des matières premières, n’a mentionné le thé du Burundi. À partir de maintenant, l’OTB peut espérer y figurer, d’autant plus qu’il se conforme aux normes standard requises par le marché international. Avec cette reconnaissance du label du thé du Burundi, le pays veut aussi mettre du thé vert sur le marché international, ce qui devrait intervenir au mois de mars de cette année.

 

La culture du thé au Burundi permet à 30 000 personnes, soit 3 % de la population, d’avoir un revenu stable et régulier. En effet, la récolte se fait tout au long de l’année, à raison de 3 fois par mois. Et depuis 2015, la filière du thé est restée à l’abri de la crise politique que connaît le pays. Et malgré des épisodes de sécheresse plus longs que d’ordinaire, la production ne cesse d’augmenter, entraînant de ce fait une hausse de l’exportation du produit.