Comment préparer le thé à la Russe ?

Un Samovar pour préparer un thé russe (pixabay.com)

Le thé est une boisson qui s’est popularisée en Russie au XIX? siècle après avoir été d’abord l’apanage des aristocrates. Comme dans de nombreux pays, cette boisson s’est vite inscrite dans la tradition et se boit aussi bien à la maison que dans des établissements publics. En Russie, le breuvage est depuis toujours indissociable du Samovar, un ustensile servant à faire chauffer le thé et à le maintenir au chaud durant plusieurs heures. Comment s’y prendre pour bien préparer le thé à la Russe ?

Préparer un thé russe en comprenant ses caractéristiques

Les Russes ont, depuis toujours, une préférence pour le thé noir fort en provenance de Chine. En Russie, le thé est cultivé dans la station balnéaire de Sotchi, où la température est plus clémente. Les feuilles sont récoltées 3 fois par an entre les mois d’avril et octobre. 

Le thé russe se caractérise par un goût fortement corsé, semblable à celui de Chine, dont il en tire d’ailleurs l’origine. Les Russes affectionnent en effet les thés forts et corsés et pour préparer un thé russe, il faut donc opter pour des variétés dotées d’une saveur puissante, comme le Lapsang Souchong. On reconnaît surtout le thé noir russe pour sa saveur charpentée et son parfum de bergamote, ou d’agrumes et d’écorces séchées, caractéristiques des thés Earl Grey.

Les origines de ce breuvage

Les premières mentions du thé dans les récits historiques en Russie datent de 1567. À cette époque, il était déjà apprécié pour son goût, bien que ses vertus pour la santé ne soient pas encore connues par le plus grand nombre.

Ce fut vraisemblablement au XVII? siècle que son existence a été reconnue officiellement, lorsque le Tsar en consomme après que des émissaires chinois lui en offrent en cadeau. Le thé est alors considéré comme un produit exotique et nouveau et plaît aux notables. 

La situation connaît une évolution lorsque le Tsar PierreI??r le Grand entreprend un échange commercial récurrent sur la Route de la Soie avec l’Empereur Chinois. Les produits importés comprennent alors du thé Pu Erh chinois.

Plus tard, les premières cultures de thé feront leur apparition sur les rives de la mer Noire à proximité de Sotchi et Géorgie, les Moscovites étant de plus en plus intéressés par ce breuvage. La culture de thé local et sa popularisation ont d’ailleurs grandement contribué à en faire baisser le prix dans le pays.

Les étapes de préparation à suivre

Traditionnellement, le thé russe se prépare avec le Samovar, un récipient en métal posé dans un foyer à charbon dans lequel l’eau est chauffée. Vous pouvez remplacer celle-ci avec une bouilloire classique étant donné qu’il peut être difficile de trouver cet ustensile si spécifique. 

Ainsi, vous devez avoir une bouilloire d’eau d’un côté et une théière de l’autre. Pendant que l’eau chauffe dans le Samovar, dosez les feuilles de thé à l’intérieur de la théière et couvrez-les avec de l’eau chaude, à la température indiquée pour le type de thé russe pour lequel vous aurez opté. Normalement, l’infusion doit prendre 15 minutes environ ou jusqu’à ce que les feuilles remontent à la surface de l’eau. Attention, il faut très peu d’eau, car l’objectif est d’obtenir un « concentré de thé ».

Pour faire honneur à la tradition, il ne faut pas hésiter à utiliser beaucoup de feuilles afin d’avoir un thé bien concentré. Pensez aussi à ajouter de la confiture de haute qualité dans le breuvage pour l’adoucir, mais vous pouvez aussi opter pour de l’édulcorant ou pour un conservateur de fruits. 

Pour déguster le thé, versez un peu de concentré dans votre tasse, puis versez de l’eau de bouilloire afin de le doser selon vos goûts.